On le voit, nous sommes ici au cœur d’un conflit de culture, d’éthique et de conception de la vie. L’Inde médiévale considérait que la durée et l’harmonie d’un couple devait passer par une sexualité riche, renouvelée, vue comme une activité saine et naturelle. Dans le même temps, l’Occident chrétien, sous l’emprise de Paul de Tarse, voyait dans le mariage un pis aller (cf. 1 Co, 7, 6-9) et tentait de dominer la nature en prônant le renoncement au corps et en prohibant le plaisir jusque dans le lit conjugal.