Dans ses Dits du gisant, Jacques Perrin retrace un chemin de survie. C’est un livre très singulier, clair et complexe à la fois, tenant de la marqueterie et du palimpseste, que Dits du gisant de Jacques Perrin, premier ouvrage d’un ancien prof de philo reconverti dans le négoce et la dégustation des vins les plus exquis, retraçant, entre faits et fiction, les tribulations d’un « conquérant de l’inutile », selon l’expression de Lionel Terray, fracassé dans une face nord des Aiguilles de Chamonix et cloué des mois, ensuite, aux urgences d’un hôpital après le diagnostic de « polytraumatismes sévères », plus trivialement : vingt-six fractures…