Fabre-Luce sorti de l'oubli - Valeurs actuelles
Sous la plume de Daniel Garbe, voici enfin rendu l’itinéraire intellectuel de ce témoin engagé des soubresauts du siècle dernier.
Je me trouve étrangement parent des libertaires dont, par ailleurs, tout me sépare. C’est le sort commun des écrivains qui osent dénoncer les “vaches sacrées” de leur époque. Ainsi Alfred Fabre-Luce se définissait- il, au soir de sa vie, dans l’un de ses derniers livres, l’Incendiaire (1982). À sa mort, l’année suivante, Jean-Claude Casanova s’étonnait, dans la revue Commentaire, du faible écho rencontré par cette disparition.Et du silence qui, dès avant celle-ci, avait commencé à entourer l’homme et l’oeuvre.Un quart de siècle plus tard, l’un et l’autre sont quasiment tombés dans l’oubli. C’est le grand mérite de Daniel Garbe que d’avoir entrepris de les en exhumer au travers d’une importante biographie intellectuelle, Alfred Fabre-Luce, un non-conformiste dans le tumulte du XXe siècle, préfacée par Philippe de Saint Robert.

